Bande de Filles De Céline SCIAMMA

Publié le 24 novembre 2014

4 et 7 décembre à 2014 20h30

France, 1h52

Marieme vit ses 16 ans comme une succession d’interdits. La censure du quartier, la loi des garçons, l’impasse de l’école. Sa rencontre avec trois filles affranchies change tout. Elles dansent, elles se battent, elles parlent fort, elles rient de tout. Marieme devient Vic et entre dans la bande, pour vivre sa jeunesse.

De la famille à la bande, de l’école à la rue, une jeune fille en quête d’émancipation dans un récit d’apprentissage fulgurant.

(Les Inrocks)

« …de Lucy in the Sky with Diamonds (Beatles) aux diamonds in the sky de Rihanna, des swinging sixties à notre rude début de XXIe siècle, de la pop noire ou blanche d’antan aux polymixages d’aujourd’hui, il y a comme une permanence de la beauté, du sex-appeal et de l’énergie de la jeunesse, qui peut briller de l’éclat de diamants dans le ciel pour peu qu’elle soit boostée par une bonne chanson.
… Mais de même qu’un hit-single dure trois ou quatre minutes, les moments de bonheur collectif, de parfaite harmonie à quatre, d’ascension des sens vers le nirvana, et de partage, sont fugaces, fragiles, éphémères. Des petites bulles de félicité que l’on voudrait faire éternellement durer, mais qui éclatent toujours au contact des réalités de la société et du quotidien.
Pour Vic, cette réalité est un empilement de contraintes et d’interdits. Etre jeune, fille, noire, dans une cité, c’est subir la loi des grands frères, des garçons, de la religion, de la société française dominante, tout en endossant par devoir le rôle de mère d’appoint pour les petites sœurs. Nul étonnement à ce que Vic soit séduite par Lady et ses copines : sexy, affranchies, libres de leurs paroles et de leurs actes (du moins en apparence), elles représentent la liberté, l’émancipation. » Lire l’article sur le site des Inrocks

« Ce qui constitue Bande de filles, ce n’est pas une tendance au manichéisme social, ni à l’angélisme, mais toujours une sociologie à fleur de peau, que Céline Sciamma travaille avec un amour réel pour ses personnages. Point de condescendance ou d’empathie feinte, elle les comprend, les respecte, quand le reste de la société les redoute, à force de clichés nourris dans les deux camps.
La poésie du bitume est là, la force musicale qui imprègne l’oeuvre de Sciamma aussi (très beau score de Para One, à qui l’on devait déjà la B.O. de Naissance des pieuvres), Bande de filles n’est pas son meilleur film, mais en tout cas, il se place bien au-dessus du tout-venant de la production française. La rentrée du cinéma français a décidément sonné. » Lire l’article de Avoir-alire

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« Bande de Filles (Girls’ gang), which opened last Wednesday, is a coming of age film about a 16-year-old black girl named Marieme from the suburbs who drops out of school but is empowered by joining a gang of three other girls who steal, fight and dance. In one scene, set in a shabby hotel room presumably paid for with stolen cash, she gets up to dance to “Diamond” by Rihanna, wearing an electric blue dress on which the store’s security tag is still visible. Marieme – also known as Vic (for victory) – eventually leaves the tower block where her brother physically abused her but drifts from one marginal job to another. By the end of the film it’s clear that she wants to remain independent, but what is less clear is where she will end up.

The director of Bande de Filles, Céline Sciamma, who directed the acclaimed 2011 film, Tomboy, explains that she wanted to use the four main characters “to keep working on youth issues and a coming of age narrative, but anchored in a political, French reality.”

Lire tout l’article sur le site du Guardian

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