Catégorisé | Séances passées

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Hadewijch de Bruno Dumont

Publié le 02 janvier 2010

Lun 8/02 à 20h30

La jeune Hadewijch a une foi totale et illuminée qui choque, par son intensité, la mère supérieure de son couvent, qui la met à la porte. Hadewijch redevient donc Céline, parisienne et fille de diplomate. Sa passion pour Dieu, son amertume, sa rage et sa rencontre avec Khaled et Nassir, musulmans actifs, l’entraînent sur des chemins dangereux…

Hadewijch est le nom d’ une poétesse mystique flamande du XIIIe siècle. Bruno Dumont a voulu rentrer dans la vision et la transe du personnage, qui est, bizarrement, une jeune fille d’aujourd’hui, habitée par l’amour de Dieu. Elle a une croyance religieuse chrétienne contemplative et extatique, et elle rencontre en la personne de Nassir un musulman qui réalise au contraire sa foi dans l’action réelle et politique.

 » La foi et la croyance confrontées au monde et à ses tentations. Un film désirant et sidérant.  » LES INROCKUPTIBLES

 » Un film plein d’aspérités, à la beauté austère et parfois ingrate, mais qui porte des interrogations profondes sur la religion, et sur son interpénétration avec les réalités humaines.  » LE FIGAROSCOPE

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3 Commentaires pour ce billet

  1. catherine Says:

    je suis très curieuse de découvrir le dernier film de Bruno Dumont qui fait un cinéma complètement en marge des modes commerciales et des clichés. C’est un véritable auteur qui s’interroge sur le sens de la vie et sur les rapports âpres, difficiles , entre des gens blessés qui ont souvent du mal à communiquer et qui se cherchent . J’avais adoré L’HUMANITE, et tous les films qu’il a tournés dans le Nord, sa région natale . Apparemment ce film serait une confrontation entre deux façons de vivre la foi, l’extase mystique, contemplative, et le militantisme religieux , mais rien n’est simple dans les films de Bruno Dumont…découvrons donc !

  2. marie-noelle Says:

    Curieuse aussi, et attentive , je n’ai pu m’empêcher d’être décue par le coté caricatural (banlieues= nid de fanatiques et ïle saint louis nid de fanatiques catholiques).Comme toujours Dumont est admirable pour toucher l’essentiel dans les lieux les moins propices: la cuisine devant la friteuse pour montrer les vacillements de la jeune fille, et la cuisine encore où un mère sans visage encourage son fils à sa sortie de prison. Ces deux personnages se rapprochent dans la scène finale, qui rappelle le Mouchette de Bresson, scène de noyade-renaissance un peu convenue mais soutenue par les gros plans dont Dumont sait nous éblouir

  3. catherine Says:

    Le film m’a beaucoup intéressée par la recherche spirituelle qu’il présente, une recherche très confuse car la jeune fille recherche l’ amour divin surtout par peur de l’insuffisance de l’ amour humain. J’ai été touchée par cette recherche de l’absolu et par la souffrance personnelle, le déchirement qui l’accompagnent . J’ai beaucoup aimé les séquences où elle contemple d’autres formes de passions que la passion christique, comme la passion des musiciens jouant Bach ou de jeunes qui jouent de la musique actuelle. J’ai aimé aussi son rapprochement avec l’ex-prisonnier, ce parallèle entre la cellule du détenu et celle de la religieuse, cette rencontre entre la mystique et l’homme qui travaille manuellement. Il m’a semblé évident que c’était le film d’un athée, mais avec respect pour les croyances . Un athée parce que sa quête spirituelle la conduit presque au suicide par noyade et finalement à la découverte de l’amour humain comme salut.

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